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REVUE N° 170 

juin 2019

 

 

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QUEL AVENIR POUR L'ARCHÉOLOGIE ?


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      Depuis 1992, suite à la promulgation de la nouvelle loi sur l'archéologie, les fouilles qui étaient pratiquées gratuitement par les associations (mais aussi par le CNRS et les universitaires), ont été professionnalisées et réservées aux salariés d'un organisme monopolistique national, l'AFAN (Association pour les Fouilles Archéologiques Nationales). Celui-ci est rapidement devenu l'INRAP (INstitut de Recherche Archéologique Préventive), qui assure des diagnostics et partage les fouilles préventives avec quelques sociétés privées, en envoyant des factures salées aux aménageurs. Les bénévoles sont restés subitement et malheureusement sans avenir ; les "autorisations de sauvetage ou de sondage" qui leur étaient accordées font maintenant partie du passé et la collaboration avec les professionnels n'a jamais vraiment été acceptée !
      Au delà de toute polémique, on ne peut que rester perplexe devant les conséquences culturelles et économiques (qui étaient prévisibles au demeurant et que nous n'avons jamais cessé de dénoncer), que ne manquent pas d'exacerber les nouvelles dispositions. En vertu de quel faux prétexte une société moderne peut-elle s'approprier le droit de réserver à une toute petite minorité (celle des "néo-professionnels" de l'INRAP, souvent allogènes et qui plus est, ex-bénévoles), la jouissance ou l'exploitation des patrimoines locaux et empêcher un grand nombre de ses "acteurs de proximité", pourtant reconnus par leurs pairs, d'accéder à leur propre passé ?
      Comment peut-on rester aussi aveugle en face des conséquences désastreuses et maintes fois dénoncées, induites par ces décisions : la surveillance n'étant plus assurée par les bénévoles, le pillage ou le massacre silencieux des sites patrimoniaux non classés devient inévitable ; d'autres sites potentiels resteront passés sous silence et disparaîtront du fait des contraintes administratives et des coûts démentiels qu'une déclaration entraînerait ! On marche sur la tête !
      La véritable finalité de l'archéologie (mieux connaître et mieux comprendre l'Homme au cours de son évolution) est incompatible avec l'élitisme qui est venu l'empoisonner ! Il s'agit d'une science de vulgarisation, et par conséquent de proximité, qui devrait rester accessible à tous et en particulier à la jeunesse. Jusqu'en 1992, plusieurs centaines de jeunes gens de la région sont venus à la Culture grâce aux recherches archéologiques conduites par La Physiophile. Mais qu'en est-il maintenant ? Toute initiation et toute pratique sont devenues impossibles, ce qui contribue à la désertion des associations culturelles et menace leur pérennité. 
      S'il fallait abêtir une population -tout en prétendant le contraire-, on ne s'y prendrait pas autrement !
      Malgré la technicité plus grande de la recherche, à une époque où la dette nationale atteint un record et où la violence et le désoeuvrement juvéniles explosent, il faudrait proposer le maximum de saines occupations bénévoles à nos jeunes gens et leur ouvrir les portes des chantiers !.

"Le présent sans passé n'a pas d'avenir." (F. Braudel)